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– Il est essentiel de laisser les galles en place, qu’elles soient encore vertes ou déjà sèches, car elles abritent les larves de Torymus, indispensables au contrôle biologique du cynips. Les retirer ou les brûler réduirait fortement l’efficacité de cette régulation naturelle.
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Originaire de Chine, cette micro-guêpe de 2 à 3 mm est le seul insecte s’attaquant spécifiquement au châtaignier. Arrivé en France en 2005, il a envahi la plupart des régions française en 10 ans et atteint les Pays de la Loire à partir de 2011.
Comment le reconnaitre : hyménoptère noir. Pattes, antennes et mandibules brun jaunâtre.
Le Cynips est classé comme organisme nuisible aux végétaux selon l’arrêté du 16 avril 2020 . Son impact est triple :

Le symptôme : La formation de galles (boules vertes à rouges de 5 à 20 mm) sur les jeunes rameaux, pétioles ou nervures des feuilles.



Les chercheurs japonais furent les premiers à étudier le Cynips du châtaignier et observer les conséquences de son impact sur l’économie du pays. A la suite de quoi, ayant découvert son ennemi naturel, Torymus sinensis, également originaire de Chine, ils ont mis en place une lutte biologique utilisant cet auxiliaire, spécifique du ravageur, pour réguler la population de cynips (source : POLLENIZ).
Cette lutte biologique par acclimatation a été déployée par l’INRAE et Polleniz, avec le soutien actif de l’ADA Pays de la Loire.
Les femelles de Torymus, dont le stade de maturité est plus précoce que celui du cynips, vont émerger au printemps et pondre à travers les galles pour parasiter le cynips encore en phase de développement. Les cynips sont ainsi éliminés avant leurs émergences ce qui empêche leur propagation.
Après son introduction, le Torymus doit se multiplier et s’implanter dans le boisement. On estime entre 5 et 8 ans la durée nécessaire à une bonne régulation du ravageur.

Le cycle du cynips : Les larves passent l’hiver dans les bourgeons. Au printemps, leur croissance provoque la galle. Les adultes émergent entre juin et août pour pondre de nouveau.
Le cycle du Torymus : Ponte dans les galles. Les larves de Torymus se nourrissent des larves de cynips. Développement tout l’hiver dans les galles sèches et émergence fin mars.

Pour permettre à la lutte biologique de fonctionner, la survie du parasitoïde Torymus est essentielle. Ses larves passent l’hiver à l’intérieur des galles sèches.
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